Un aperçu de notre performance à San Francisco pour le Wattis Institute for Contemporary Arts (merci à Marielle pour cette photo) ; le public n’était pas seulement face à nous mais tout autour.
Hier, j’ai fait battre tous ses records de marche à mon amoureuse, ce qui ne s’est pas fait sans ampoules et crampes, pour profiter pleinement de notre journée off à San Francisco. Nous avons marché de Mission au Golden Gate Bridge, ce que tout le monde nous avait dit impossible. En chemin, nous avons vu Castro, le fameux quartier LGBTQIA+ et notamment ce cinéma que l’on voit beaucoup dans le biopic de Harvey Milk (et qui annonce ces jours-ci un chef d’œuvre d’Altman de 1973, The Long Goodbye, et non un stupide film produit par N*****x).
Au fil des rues en pente forte, on découvre de nouvelles perspectives sur la baie.
On descend une colline de pins au parfum délicieux pour découvrir Alcatraz
puis le fameux Golden Gate Bridge, au pied duquel Kim Novak feint de se suicider dans Vertigo, mon Hitchcock préféré (je l’ai déjà vu quatre fois mais quelque chose me dit que la cinquième fois est proche).
Puis nous sommes revenues à Los Angeles de nuit, survolant son tapis de lumières apparemment infini. Nous sommes désormais à Koreatown.
Voici notre hôtel à San Francisco, un lieu hitchockien, d’un autre temps. C’est de son salon que j’écris ce billet en prenant mon petit déjeuner ; la musique est le requiem de Mozart, ce matin, mais de manière générale, il y a de la musique classique, des fruits et des boissons chaudes à toute heure du jour et de la nuit dans ce double séjour très chargé visuellement.
Nous sommes arrivées avant-hier soir. Valentina dans la hall d’entrée, avec sa camomille.
Moi, un peu fatiguée manifestement, dans le salon.
Hier matin, ma première course à pied franciscanaise m’a menée au Bay Bridge (le Golden Gate, c’est pour aujourd’hui, si tout va bien).
Divers types d’habitats se côtoient aux abords des échangeurs.
Après quoi j’ai traversé des zones interstitielles infréquentées. San Francisco est un paradis pour les joggeurs, avec ses larges trottoirs déserts tôt le matin (ici les magasins ouvrent à midi, avant ça la vie est au ralenti et on est bien tranquille).
Il est quasiment impossible de photographier décemment Mission, la rue mexicaine où on se croit véritablement au Mexique (et où se trouve mon restaurant vegan préféré au monde, également mexicain), tant elle est profuse et animée, impossible de rendre compte de sa splendeur décrépite où se bousculent des musiques fortes et joyeuses. Impossible aussi de rendre justice à la beauté de l’architecture de cette ville. Alors que je courais, je me disais que j’aurais pu prendre chaque maison en photo, il n’y en a pas deux identiques.
Où est kitty ?
Une ville de tramways, au ciel arachnéen.
Une ville de fresques.
Hier soir, nous avons donné notre troisième performance de Permanent Draft, après Ravenne et Londres, dans l’ancien cinéma ci-dessous, sur Mission Street.
Ça fera onze mois demain que j’ai contacté Valentina sur Internet pour lui dire que j’aimerais la connaître. Si on m’avait dit alors que onze mois plus tard je serais sur scène avec elle en Californie… Demain, nous fêterons la magie de cette vie au Zebulon, à Los Angeles.
Installation avec les techniciens du lieu, l’après-midi. Plus tard, après les concerts, nous irions boire un verre avec la sœur d’une de mes meilleures amies, que je n’avais pas vue depuis trois ans et qui vit ici depuis dix ans, et avec un de ses amis.
Devant une gated wilderness – l’expression est de moi, composée du terme gated communities, qui désigne les enclaves résidentielles pour riches, et du terme officiel d’ici pour désigner les parcs naturels sous clé, urban wilderness, un concept que je ne connaissais pas encore et qui semble très californien : ces collines, habitat de nombreuses espèces, parmi lesquelles les ours et les ratons laveurs, sont accessibles au public humain jusqu’à 22h, après quoi les grilles sont fermées.
On n’a pas le droit d’y apporter son arme à feu – comme à l’aéroport, ce dont nous nous sommes beaucoup amusées : comment est-on censé protéger sa famille dans l’avion ? Une conductrice de taxi hippie venait de nous dire que le monde ne tournait pas rond et que désormais on n’avait plus le droit, dans certains états, de tirer sur les intrus sur son propre terrain (elle a employé le mot murder, tranquille) ; ce qui, a-t-elle précisé pour nous rassurer, ne l’empêche pas d’aimer son pays et Dieu. Ouf…
Mais une fois qu’on a franchi la grille, si l’on fait abstraction des hélicoptères omniprésents, on est bien, dans la gated wilderness.
Et si nous n’avons pas eu la chance de croiser des animaux sauvages, certains restes de boue scellent notre cohabitation derrière les grilles de la civilisation.
Nous avons discuté avec diverses personnes qui attestent la présence fréquente d’ours dans leur jardin dans ce quartier que nous avons choisi mais je n’y ai même pas vu l’ombre d’un raton laveur, sinon ces traces de pas.
Sortons de la gw, revenons à la végétation urbaine ordinaire, dont voici un très modeste échantillon, car les rues ici sont luxuriantes. Le jardin typique comporte au moins des palmiers et des orangers ou des citronniers.
Pas de chaussures, non, du moins pas par paires, mais des chaussettes – c’est mieux que rien.
Et parfois quelques extravagances.
Et maintenant, nous sommes à San Francisco, c’est parti pour de nouvelles aventures. Ce soir, on travaille : Permanent Draft poursuit sa tournée internationale.
Oui, on peut marcher à L.A., on le voit d’ailleurs sur ces panneaux : le bonhomme qui marche sur la montagne et celui qui marche sur l’épicerie en témoignent. Comme on me l’avait dit, les seules personnes qui se déplacent à pied dans cette mégalopole sont les sans-abris, les personnes qui parlent toutes seules et quelques excentriques. Ce matin, alors que nous descendions de chez nous, à l’extrême nord d’Altadena, au pied des montagnes, jusqu’au sud de Pasadena, quelques hurluberlus nous ont emboîté le pas et nous avons imaginé arriver à Malibu à la tête d’une armée de freaks.
J’initie Valentina à ma manière de découvrir les villes ; elle apprécie beaucoup, malgré les ampoules. Au fil des rues, j’ai vu des échantillons des différents habitats qui m’attirent depuis toujours ici, les maisons en adobe ou en bois, les grandes demeures grandiloquentes et les petites bicoques délabrées, les rues sinueuses et les rues en damier, le plat et le (parfois très) vallonné.
Aujourd’hui, nous avons résisté à la tentation du pédalo sur Echo Parl Lake.
Nous avons vu des oies du Canada, des foulques exactement semblables à celles de chez nous et une aigrette à l’air suspicieux mais qui, contrairement à celles de chez nous, ne fuit pas à l’approche des humaines.
Ici, un bâtiment que j’aime beaucoup parce qu’on peut se croire dans les années 1920 quand on fait abstraction de celui qui se dresse derrière lui, mais que Valentina déteste.
Quand nous l’avons atteint, nous venions de surmonter notre peur en traversant une zone parfaitement hostile et entrions dans le quartier dont je m’attendais contre tous avertissements à ce qu’il soit rassurant mais qui s’est avéré le plus flippant que j’aie jamais vu : Downtown. En tout cas, c’est assurément le quartier le plus étrange et le plus inquiétant de L.A. – et je ne veux même pas parler de Skid Row et de ses 15.000 sans-abris dont le tentes bordent les rues de part et d’autre, à quelques pas des plus grandes fortunes de Californie. Le mélange de misère et de capitalisme effréné paraît encore plus choquant ici qu’à Paris, où déjà il me répugne infiniment.
Nous avions choisi pour destination The Last Bookstore, immense librairie-disquaire aux plafonds d’opéra, un lieu d’un autre siècle qui vend notamment des livres rares et signés. Je m’attendais à un centre-ville typique, à cause des buildings que l’on voit depuis toute la ville et c’était un peu le cas, certes, mais comme dans un film post-apocalyptique. On ne s’en douterait pas sur l’image ci-dessous mais Downtown est un coupe-gorge géant où même les commerces franchisés donnent un frisson d’effroi, Starbucks crasseux et magasins de baskets déserts, où les cinémas qui ont vu passer sur des tapis rouges les plus grands acteurs des années 1920 à 1950 sont devenus des prêteurs sur gage miteux ou autres établissements interlopes, quand leurs porches ne servent pas simplement d’abri de fortune semi-meublés. Quant à l’atmosphère qui règne sur ses rues désolées, un volet de fer sur trois baissé irrémédiablement, elle passe toute description. Downtown L.A. est une vision de cauchemar – Valentina acquiesce, elle aussi pense que c’est ce dont il s’agit. J’ai traversé ce cauchemar, je l’ai habité pendant quelques heures avec un sentiment mélangé d’effarement et de fascination. Cette expérience restera sans doute la plus marquante de mes explorations urbaines ; même Hollywood Boulevard ne m’a pas autant bouleversée. On est là dans une réalité qui rejoint tant de films d’anticipation bien connus qu’on est subitement coupé de toute réalité extérieure – au point que notre passage à The Last Bookstore m’a évoqué ces scènes de films où des personnages se réfugient dans des bâtiments luxueux assaillis par toutes sortes de menaces terribles. Dehors règne rien moins que le chaos.
Autant dire que je n’ai pas osé prendre de photo à hauteur d’humain.e – à part celle-ci et deux ou trois autres qui ne rendent rien, à la nuit tombée.
Tout le monde me disait qu’on ne POUVAIT pas marcher à Los Angeles ; j’ai au moins prouvé à Valentina que c’était une légende urbaine. Hier, nous avons marché vingt kilomètres. Nous avons même vu, en chemin, un petit bout du Walk of Fame, avec ses étoiles, ses tentes et ses cabanes en bâches, habitat de sous-abris par dizaines ; une femme était étendue sur l’étoile de je ne sais quelle starlette oubliée, les entrées de cinémas avaient l’air de sex shops miteux. Mais il y a de la beauté aussi, à LA et contrairement à ce qu’on me prédisait depuis des décennies, je ne suis pas déçue. Quelques photos de touriste :
Nous sommes arrivées à Ravenne jeudi soir après un long voyage – treize heures de train + avion en ce qui me concerne. Nous avons déposé nos affaires à l’hôtel et filé au théâtre tout proche pour assister aux excellents concerts de Silvia Tarozzi puis de Lucrecia Dalt avec son super (et très sympathique) percussionniste Alex – tout le monde est sympathique ici, particulièrement les artistes sur les photos ci-dessous, Marta, Erland, Sam, Miriam, Francesco et les autres.
J’ai toujours dit que les tote bags étaient la fin de la civilisation – des contenants fabriqués censément à des fins écologiques mais qui sont devenus des objets de collection, l’aberration suprême étant pour moi les opérations de green washing où l’on distribue aux citoyens des milliers de sacs Développement durable fabriqués en Chine – mais celui-ci, my God, c’est le tote de ma vie…
J’ai pris cette photo dans notre chambre. Nous sommes tou.te.s hébergé.e.s dans un vieil hôtel au calme inégalable, très chic : il a même une salle de gym, des vélos gratuits et une église, entre l’ascenseur et la salle du petit déjeuner. Elle n’est pas très fréquentée.
Le matin, ici comme ailleurs, je me lève tôt pour aller courir avant de réveiller mon amoureuse pour le petit déjeuner.
Ravenne n’est pas seulement la ville de Dante et de la mosaïque,
il y aussi une forêt humide, que j’espère visiter demain avant qu’on ne reparte à l’aéroport, et un canal, Canal Corsini, qui traverse une immense zone industrielle. Les mosaïques et Dante étant déjà très documentés, je propose de vous faire visiter les abords du canal. On quitte le centre de Ravenne par un pont vitré surplombant les voies de la gare.
On ne se pose pas trop de questions, au début. On se dit que ça peut arriver, des street artists assez habiles et organisé.e.s pour peindre des fresques sur des bâtiments aussi surveillés que ceux des ZI.
Ce hangar en dentelle de bois intrigue quand même un peu.
L’atmosphère est quelque peu menaçante.
On regarde la ZI qui somnole en face, très calme y compris pour un samedi, et même si la splendeur de la ville tient en partie à sa décadence, on se dit que la décadence a quelque chose d’un peu plus inquiétant appliquée à une ZI qu’à un palazzo.
On traverse le canal pour aller voir ces infrastructures de plus près ;
depuis ce pont, on peut apercevoir une partie visiblement plus animée de la ZI, avec notamment des volutes de fumée qui vont se fondre dans les nuages.
Puis on comprend :
C’est une ZI désaffectée.
(Pour une raison qui m’échappe, Mickey s’y plaît bien.)
Certaines visions sont fascinantes, post-apocalyptiques,
d’autres presque mélancoliques.
Depuis l’autre rive, je n’avais pas perçu tout cela.
Après avoir sillonné un quartier que j’appelle en mon for intérieur le Villeneuve-d’Ascq de Ravenne, j’ai gagné un grand parc où je me suis fait des potes canards, oies, poules d’eau mais aussi ragondins.
Hier soir, nous avons écouté le formidable concert de Kali Malone. Ce soir, entre 22 et 23h, je vais lire mes poèmes en anglais, en duo avec Valentina. Nous avons une heure cet après-midi pour répéter, essayer des choses, des combinaisons de batterie, de backing tracks qu’elle a préparées et de field recordings que j’ai enregistrés chez moi. J’espère qu’à l’issue de cette performance, mon nom ne sera pas rayé des tote bags.
Ce week-end à Eupen, près de Liège, il y avait le festival Meakusma. Ma chérie a fait danser une foule très dense, dont Delphine Dora et moi au premier rang. Nous avons retrouvé des ami.e.s et assisté à de très chouettes concerts, notamment ceux de Delphine et du duo Lilly Joel, sur l’orgue de l’église. Audrey Chen et James K (qui est une femme) étaient chouettes aussi. Et puis il y avait la forêt, le barrage et le lac ; je suis très fière de mon élève Valentina (puisque, je le rappelle, je suis son coach sportif) qui a marché jusque là sans jamais se plaindre. La première photo ci-dessous est d’elle (bien plus réussie que les miennes). Donc voici le barrage, construit en 1950, très classe.
Ses poubelles colorées doivent plutôt dater des années 70.
De l’autre côté, le lac où j’espérais me baigner n’était pas très engageant, d’ailleurs aucun oiseau d’eau ne semble y vivre – tristesse… Je l’ai quand même trouvé très beau.
Les ascenseurs du barrage ressemblent à ça.
Mais nous, nous avons pris l’escalier, nous sommes passées devant une guérite,
un panneau très élégant,
et nous avons vu l’envers du décor.
Comme sur les terrils, il y a des escaliers dont on se demande quelle est la fonction au juste et, bien sûr, ce sont mes préférés. Ici, mon trésor se repose une minute sur une marche gratuite au pied de l’imposant ouvrage.
Là, nous quittons la forêt pour regagner la civilisation belge,
ses cygnes
et ses Jésus (beaucoup de Jésus) abrités sous des petits toits (certains sont juste des triangles en alu comme sur les boîtes aux lettres mais j’ai choisi de vous en montrer un plus euh, flamand).
Je ne sais pas si c’est le cas dans tous les quartiers de Londres mais dans le nôtre, les animaux sauvages vivent dans la ville, dans les espaces communs des ensembles résidentiels, dans les squares, dans les cours d’eau qui courent au pied des habitations. Voici quelques potes croisés lors de mes courses à pied à Islington et Hackney. D’abord, ce renard, le premier que j’aie réussi à prendre de près sans que le flou l’emporte.
Même chose pour cet écureuil ; il y en a des centaines ici mais il est rare qu’ils acceptent de poser.
Un canard mécontent : trop de lentilles d’eau à son goût.
Une famille de foulques macroules, les deux mamans et les quatre enfants (c’est un couple homoparental) menacée par un requin, scène hélas ordinaire à Hackney.
Cette foulque-ci est sortie quelque peu ébouriffée de sa rencontre avec une panthère de péniche.
Ici, les oiseaux ont des statuts spéciaux : il ne faut pas toucher les cygnes parce qu’ils sont la propriété de la reine (sic), en revanche les poules d’eau n’ont pas besoin de carte de stationnement pour leur voiture.
Je finis par cette photo que j’aime beaucoup – le cadrage et le grain répondent aux critères esthétiques vers lesquels je dérive quelque peu ces temps-ci et le modèle est une splendeur.
Vous êtes nombreux.ses à me réclamer le National Géo que je vous ai promis avant mon départ pour la Factorie. Le voici : après VdA, je vous présente VdR, autre ville nouvelle qui en diffère essentiellement par la densité. Selon le comparateur de territoires de l’Insee (qui est un super outil) :
Population
Val-de-Reuil (27701)
Villeneuve-d’Ascq (59009)
Population en 2018
13 114
62 727
Densité de la population (nombre d’habitants au km²) en 2018
512,3
2 284,3
Superficie en 2018, en km²
25,6
27,5
On note une moins grande diversité de paysages urbains à VdR qu’à VdA mais un nombre important de points communs. Pour reprendre les catégories utilisées dans mon étude de VdA, on trouve à VdR :
De la campagne
Soit une ferme que vous avez entrevue ici, des lacs et des étangs, dont l’un est une réserve ornithologique, vue là,
Du style
dont voici un précipité : l’ancien théâtre, devenu la maison des associations – on y trouve encore un cinéma.
Face à la piscine, dont le toit est amovible, la police municipale fait une excroissance sur une résidence.
Comme à Pont de Bois (VdA), beaucoup de cheminements piétonniers se font en hauteur, à angle droit des dessertes automobiles.
Ce qui nous amène à la catégorie Des chemins, des passerelles (pas de tunnels ici)
De l’habitat
un peu moins varié qu’à VdA mais certains bâtiments semblent en être tirés avec une pince à sucre et posés là :
Ci-dessous, une immense résidence désaffectée en plein centre de la ville, dont voici un détail – le style m’évoque un peu le Blosnes à Rennes.
L’écoquartier tout neuf. Un jour, ce que j’ai supposé être le community manager de la municipalité y tournait un reportage tandis que je passais par là et m’a demandé s’il pouvait me filmer de dos « pour que ça fasse un peu de vie ». Le plus marquant, dans les deux villes certes mais surtout à Val-de-Reuil, c’est l’impression de ville fantôme qui ressort des rues désertes. Même autour des petits centres commerciaux, un sentiment de profonde solitude noue le ventre.
Ci-dessous, une image fait écho à une autre, prise à VdA, que j’insère à la suite en miniature, pour mémoire.
Ce parfum d’été nous amène à l’un des quelques California Dreamings que j’ai relevés au cours de mes promenades et nous permet d’aborder l’habitat pavillonnaire. Des lotissements de toutes les époques sont juxtaposés.
Ils côtoient aussi de rares vestiges (bien plus rares qu’à VdA) de l’ère agricole.
De l’art
aux couleurs primaires et aux formes régressives, dans un pur style VdA.
J’attirais l’attention d’Anna sur cet aspect de la ville, l’autre jour, alors que nous passions devant la sculpture ci-dessous ; j’ai employé l’expression art contemporain et elle a demandé si je parlais de ça. « Ce n’est pas très beau », a-t-elle ajouté prudemment, de peur que je ne sois sensible à cette forme d’art municipal, et de me froisser.
Ce qui nous a beaucoup amusé, mes autres camarades et moi, le jour de notre arrivée, c’est ce qui fait défaut à VdA : des ronds-points carrés ou en losange.
Un petit Upper rooms & kitchens s’impose enfin
Malgré ses nombreuses similitudes avec VdA, je ne pense pas que je me serais passionnée pour les villes nouvelles si je les avais découvertes à travers VdR (ni à travers Saint-Quentin-en-Yvelines, visitée cet été). Villeneuve-d’Ascq reste l’une de mes villes fétiches avec tous ses contrastes et ses passages secrets, une ville nouvelle qui n’est pas déprimante et qui recèle bien des surprises. Je poursuivrai ce comparatif de territoires très personnel à l’occasion.