
un jour, dans la rue des inconnu-es pousseront des cris suraigus comme des body snatchers en pointant du doigt les gens qui sortiront sans sac à dos Basic Fit

un jour, dans la rue des inconnu-es pousseront des cris suraigus comme des body snatchers en pointant du doigt les gens qui sortiront sans sac à dos Basic Fit

20 septembre, Poetik Bazar, Bruxelles, avec Nour Cadour et Injonge Karangwa, pour les 30 ans des Carnets du Dessert de Lune

24 septembre, librairie Le Bateau Livre à Lille, lancement de La Poussière, mon nouveau roman aux éditions Cambourakis
26 et 27 septembre, Biennale d’art contemporain de Lyon (aux Grandes Locos), en partenariat avec LYL Radio : le samedi 26 après-midi , je proposerai une séance d’écoute sur le thème « Messes noires et musiques sacrées par des artistes FINTA* en musique expérimentale » et, le dimanche 27, un atelier dans lequel nous écrirons et enregistrerons un podcast sur les musiciennes FINTA* de notre choix (tous genres musicaux confondus).
Horaires encore à préciser

7 octobre, librairie Un livre et une tasse de thé, Paris, rencontre avec Amélie Hamad autour de nos romans de fantômes : elle y présentera Les quelqu’unes (Le Gospel) et moi La Poussière
16 octobre, Mixt, Nantes, 19h (COMPLET) et 21h avec Soizic Lebrat ; performance, d’après Paysages pauvres (Le Castor Astral) dans le cadre du festival MidiMinuitPoésie (voir ici)

20 octobre, librairie La Petite Gare, Rezé ; dans le cadre de notre résidence FAIR (Female Artists In Residence, à Joué-sur-Erdre), Lénaïg Cariou et moi-même proposerons des lectures
Résidences :
Du 12 au 16 octobre, je serai en résidence de création à Mixt, Nantes, avec Soizic Lebrat

(Photo de Christophe Charpenel)
Du 17 au 30 octobre et du 30 novembre au 11 décembre, je serai en résidence à Joué-sur-Erdre (FAIR)

Dolly Parton (1946-2026), ici avec Lily Tomlin et Jane Fonda
dans 9 to 5 de Colin Higgins (1980)
Ce n’est pas une découverte pour les vegans, mais si la presse (ici, Libé) commence à en parler, si l’info atteint jusqu’aux humain-es que le bien-être animal indiffère mais pas leur propre pérennité, peut-être obtiendrons-nous quelques avancées vers une civilisation moins barbare (ok, je rêve)

PS : oui, je sais, mais qui se soucie encore de l’intégrité de la langue française en pleine fin du monde ? Pas moi en tout cas
* Le titre de ce billet me vient d’une phrase que j’ai entendue cet été à la campagne près d’Angoulême, dite par une dame à son mari alors qu’iels cherchaient leur chemin : « C’est pas marqué ». Cette phrase m’a tellement fait rire que j’en aurais bien fait le titre d’un livre (sans doute parce que, outre qu’elle révèle combien la signalétique nous a décérébré-es, l’emploi du verbe « marquer » dans cette acception m’horripile, j’en feulerais).
Quand j’ai entendu le nom « Covid-19 » pour la première fois, j’étais en train de vivre l’une des plus belles années de ma vie. J’avais une merveilleuse fiancée, je venais d’emménager dans ma nouvelle maison, où je désignais un certain nombre de phénomènes inexpliqués du nom de Polty et, deux semaines par mois, j’étais en résidence au Triangle de Rennes, où j’écrivais un roman de fantôme qui jouait avec tous les codes du genre. La Poussière est aussi une allégorie de la lutte des classes – le quartier imaginaire où se déroule l’histoire est un décalque du Blosne, la ZUP sud de Rennes. Enfin, c’est le seul de mes romans pour adultes dans lequel on trouve un personnage d’enfant, ça ne risque pas de se reproduire alors on en profite. Ce roman a connu un sort mouvementé pendant ces six dernières années, mais enfin le voici, aux éditions Cambourakis. Il paraîtra le 2 septembre.

L’image de couverture, comme celle de Colline, est d’Aurélie Taillepied.

J’aime tisser des liens entre mes différents textes ; ici, on retrouve la toile que j’évoquais déjà dans Terrils tout partout (éditions Cours Toujours), une toile qui appartenait à mes grands-parents maternels et que j’ai récupérée quand nous avons dû vider leur maison (c’est l’un de mes biens les plus précieux sentimentalement)

et des chansons de Louisiane que l’on entend aussi dans La Geste permanente de Gentil-Cœur (éditions de l’Attente), dont celle que vous pouvez entendre ici, Faut tu Voir de Bonsoir, Catin (catin veut dire jeune fille en cajun)
et Danse Kalinda Ba Doom de Dr John
Quatrième de couverture : Un quartier prioritaire, en marge d’une grande ville. Laissant derrière elle ses fantômes, « l’invitée » arrive en résidence dans l’ancienne conciergerie d’une institution culturelle. À quelques pas de là, Marilyne vit dans un logement social avec sa fille Léna, dont les seuls amis sont les écureuils – jusqu’à ce qu’elle fasse la connaissance de Pierrette. Le problème, c’est que Pierrette est morte avant même que la campagne environnante ne soit enfouie sous les grands ensembles, il y a plus de cinquante ans. Et que la nuit, Pierrette entraîne la petite fille dans les méandres de la cité, au fond des puits, au bord d’un mystérieux ruisseau qui coule sous le béton. Pierrette blanchit les cheveux, saccage la vaisselle et tapisse les murs de sang. À mesure que le phénomène s’intensifie, Marilyne et l’invitée s’enfoncent dans un labyrinthe urbain aux contours insaisissables, où la mort semble contagieuse. Roman de fantômes, La Poussière désigne l’enclave de la cité comme un château hanté où les dissonances sociales, culturelles et intimes s’entremêlent jusqu’à brouiller les identités.
Dimanche prochain, si la canicule n’a pas fait fondre les voies ferrées, Wendy Delorme et moi parlerons d’écriture à quatre mains au festival de Montbron.

Merci à Hervé Leroy pour ce bel article dans le journal de mon département, et merci à ma reum de me l’avoir signalé <3

Je l’avoue sans honte, je vais au Marché de la poésie de Paris pour retrouver des ami-es. Cette année était une grande cuvée parce que pour la première fois depuis 2019, mes amies montpelliéraines NatYot, Isabelle Bonat-Luciani et moi-même y étions réunies – en 2017 nous n’avions pas encore commencé le rituel du selfie.
2026 :

2019 :

2017 : IBL envoie une carte postale à M. Gaudin (≠ Godin), qui a réservé la table que nous occupons à la buvette du Marché ; en arrière-plan, NatYot fume.

Retour en 2026. Sans nous concerter, IBL et moi avons porté nos T-shirts de circonstance, ce qui nous a valu une certaine popularité (Jane Sautière nous a même prises en photo – mais celle ci-dessous est de NatYot).

Nous célébrions aussi les trente ans des Carnets du Dessert de Lune, et la parution de cette anthologie où nous sommes une sacrée bande de potes poètes.


Ici, nous sommes avec Rémi Checchetto et mon cher Emanuel Campo.

C’était vendredi, et samedi j’ai séché le Marché pour découvrir les bords de Marne avec la meuf la plus merveilleuse du monde.
Encore une bonne occasion de remercier Catherine Painset, qui suit mon travail et le soutient depuis 25 ans. Dans La Voix du Nord de ce jour, je réponds à ses questions sur Paysages pauvres – entretien intégral ici. Merci Catherine
