Paysages pauvres

Aujourd’hui, à l’occasion de mon service de presse, j’ai le bonheur de vous présenter Paysages pauvres, qui paraîtra le 16 avril au Castor Astral. C’est un essai poétique qui compile et agence 11 ans de notes prises en mouvement, en courant ou à vélo. Car cette année, je fête ma rencontre avec la course à pied : onze ans de pratique quasi quotidienne qui m’auront vue parcourir l’équivalent du tour du monde, soit à peu près 40 000 km. Pendant ce tour du monde zéro carbone et zéro protéine animale, j’ai observé, j’ai ressenti, j’ai réfléchi. Et voici l’atlas subjectif que j’ai tiré de l’expérience. Je suis très heureuse de cette première parution au Carstor et tiens à remercier tout particulièrement mon éditeur, Clément Ramos, pour son enthousiasme et sa confiance.


J’aurai le plaisir de lire des extraits de ce texte sur scène et en librairie dans les semaines et les mois qui viennent, seule ou en excellente compagnie – je vous en dis plus bientôt.

Je vais aussi préparer une page sur ce blog avec des photos illustrant les différents chapitres du livre, dont voici le sommaire :

avant-propos : vous êtes ici ………………………………………..9
bonjour …………………………………………………………………..13
la grande affaire ……………………………………………………..19
capitales ……………………………………………………………21
petite-capitale ……………………………………………………26
première unité d’observation ……………………………………31
contusion générale …………………………………………………39
signes extérieurs …………………………………………………41
des chips et des olives …………………………………………46
atavisme …………………………………………………………..48
ZUP ………………………………………………………………..50
piscines et trampolines …………………………………………….55
sémiotique du paysage pauvre ……………………………………61
une méthode spontanée ………………………………………63
un paradigme intime ………………………………………….67
catalogage …………………………………………………………83
une étrange nécessité ………………………………………………93
interprétations ………………………………………………………..99
toponymie ………………………………………………………101
cartographie de l’intime …………………………………….112
topographies du désir ……………………………………….116
palimpsestes réversibles ……………………………………..126
le bon envers …………………………………………………………133
l’arrière-monde ………………………………………………..135
points à relier …………………………………………………..144
précautions ……………………………………………………………149
instructions ………………………………………………………….155
collectivité territoriale ……………………………………….157
en famille et entre ami-e-s ………………………………….163
la frontière …………………………………………………………..169
la route …………………………………………………………………177
mythes …………………………………………………………………..185
carrément la campagne ……………………………………..187
nature peau chagr. ……………………………………………190
nature concept …………………………………………………196
resort ……………………………………………………………..201
presque la campagne …………………………………………215
patrimoine ………………………………………………………218
témoins tests …………………………………………………………223
disparitions ……………………………………………………………231
quelle histoire ………………………………………………….234
vaisseaux …………………………………………………………241
bingo ……………………………………………………………..246
un phare ………………………………………………………………..253
ergonomie ……………………………………………………………..261
centre-ville ………………………………………………………263
votre retail centre commercial …………………………….266
mobilité ………………………………………………………….282
I was here ………………………………………………………………291
Sources …………………………………………………………………….297

Giornale di bordo

Merci à Agnese Maria Fortuna de m’avoir invitée à écrire dans sa revue très classe, Giornale di bordo, di storia, letteratura ed arte – que l’on peut commander ici si on lit l’italien. C’est également elle qui a traduit ma dystopie L’habitat nouveau. Double merci, donc…

Carabosse

Je copie-colle pour vous ce communiqué de la revue Carabosse :

Bonjour,

La revue Carabosse a la grande joie de vous annoncer la parution, le 10 octobre, du numéro 3 de son numéro 3 Nos langues animales.

Au sommaire, des textes de création de Camille Joviado, Nathalie Léger-Cresson, Maud Thiria, Louise Van Brabant, Iris Kooyman, Marie-Elaine Savard, des textes de réflexion d’Elisa Darnal, Fanny Chiarello, Marie-Philippe Joncheray, de la poésie venue de l’étranger avec la poétesse roumaine Marta Petreu traduite par Florica Courriol, des notes de lecture, Karine Baudot a lu Soudain Nijinski de Perrine Le Querrec, Elisa Darnal a lu Permettez-moi de palpiter de Pauline Picot et Croquée de Nathalie Quintin-Riou, une interview de Claude Ber.

Pour bien préparer la sortie, la revue propose des pré-ventes.

C’est le moment, si vous voulez réserver un ou plusieurs numéros et apporter un solide soutien à la revue, de passer commande.

Vous pourrez venir récupérer votre exemplaire samedi 11 ou dimanche 12 octobre à la Halle des blancs manteaux, Paris 4, au Salon de la revue, et rencontrer l’équipe Carabosse.

Le numéro est à 12 euros. Il faut ajouter 3 euros de frais d’expédition par la poste, si vous ne pouvez pas venir chercher votre exemplaire au Salon de la revue.

Vous devriez trouver très vite ce numéro 3 ici.

Livres d’en haut

Samedi, de 14 à 15h30, je participerai à une table ronde sur le féminisme au festival des Livres d’en haut, à la gare Saint-Sauveur de Lille ; ça se passera dans le cinéma et je serai en compagnie de Marie-Anne Casselot, Cécile Gagnon et Taous Merakchi. Je parlerai de Colline.

Noeux-les-Mines

C’est toujours un bonheur d’arpenter un territoire en bonne compagnie. Ici avec, de gauche à droite, Mylana, Océanne, Yannis, Zak, Alice, Yaël, Mylan, Justine, Nathalie et Shannon, face à la piste de ski sur terril.

Au skate-park, dans ce que les enfants appellent le bowl, dont le bleu reflétait les nuages.

Un alignement de têtes dans la rue de Grenay.

Au sommet du petit terril mignon derrière la piscine.

Yannis, j’espère vraiment que ta mère veut voir ta tête sur Internet. Tu m’as promis qu’elle ne me poursuivrait pas en justice, tu te rappelles ?

CQFD

Dans CQFD, Mensuel de critique et d’expérimentation sociales, ce bel article sur Colline. Merci Thelma Susbielle

Do Mi Si La Do Ré

Mon expo Do Mi Si La Do Ré sera visible pendant plusieurs mois à la Cité des Électriciens (Bruay-la-Buissière). Pour la constituer, j’ai parcouru à peu près 4759 km à vélo dans 119 villes et villages et pris 2473 photos pour n’en conserver que 631. Ce n’est pas une exposition de photographe puisque je ne suis pas photographe ; il s’agit plutôt d’un inventaire d’initiatives personnelles par lesquelles mes concitoyen-nes, dans le bassin minier des Hauts-de-France, s’approprient leur habitat dit standardisé, sous quelques angles qui m’intéressent particulièrement (l’influence de l’Ouest des États-Unis sur les imaginaires, une certaine idée du faste, l’art outsider, les mascottes, l’adresse aux passant-es, la mémoire des mines, etc. et ce que j’appelle Kitsch & Lutte des classes). Le vernissage, c’est ce samedi à 11h, en ouverture d’un week-end festif. Voici un petit échantillon des planches, qui sont elles-mêmes des échantillons thématiques.

Mon petit essai sur le sujet est disponible en téléchargement ici

Rhétorique nuisible

Toute rhétorique est une arnaque, mais celle qui entoure la « biodiversité » (terme auquel je suis hautement allergique) est la plus hypocrite de toutes, vomie par des bureaucrates qui n’ont avec le vivant aucun lien autre que de consommation – par la nourriture mais aussi par le loisir. Ci-dessous, un exemple frappant ; je n’avais pas de marqueur sur moi mais je retournerai à Roost-Warendin pour ajouter une note de bas de page à cette affichette didactique.

Comment le gouvernement fançais définit-il très officiellement la biodiversité ? « La biodiversité, c’est le tissu vivant de notre planète. Cela recouvre l’ensemble des milieux naturels et des formes de vie (plantes, animaux, champignons, bactéries…) » Suite du baratin ici. Dans le même temps, en France on légifère constamment sur le statut de telle ou telle espèce : nuisible ou protégée ? Ici, en quelques mètres, on vous apprend que la biodiversité n’exclut pas le concept de nuisible (wtf?) et que pour sa sécurité, mieux vaut restreindre la liberté de mouvement de votre chien, votre propriété privée, votre captif-ve bien-aimé-e. L’amour d’un-e humain-e est décidément une chose étonnante, et son amour de la nature est particulièrement terrifiant.