Ligne 18

Mon exposition de photos et de textes sur la langueur de l’été dans le bassin minier s’intitulera Ligne 18. C’est la ligne de TER qui relie mes deux territoires, ligne pointillée entre ma vie actuelle et mon passé – ce passé dans lequel, cet été, je me suis replongée. Le vernissage aura lieu à la salle Jean Ferrat, Place des droits de l’enfant, dans la bonne ville d’Avion, le vendredi 30 novembre à 18h30. Venez, il y aura des trucs à boire et des chips. L’affiche devrait ressembler à ceci, à en croire les maquettes que m’a proposées l’association Colères du présent (j’ai pris la liberté de les panacher afin de pouvoir vous annoncer le grand événement avant que vous n’ayez réservé une table au Crocodile pour votre anniversaire de mariage. L’asso ne m’en voudra pas, je suis juste prévoyante : il faut bien que vous ayez le temps de vérifier la pression de vos pneus).

Le Cyprès

Une capture d’écran pour vous donner un aperçu de notre lecture musicale au Cyprès, vendredi soir. Merci à Wilfrid et Éline Séjeau pour leur accueil, leur compagnie et leur formidable librairie (qui fait également disquaire, excusez du peu).

Ça m’intéresse

Je ne sais pas qui, à la rédaction du magazine Ça m’intéresse, est tombé sur mon dernier roman, mais je le ou la remercie pour ce petit encart très sympathique, paru dans un hors-série. La vie effaçant toutes choses not tout à fait dead yet.

Aperçus de la Ligne 18

J’ai fini de préparer mon exposition sur la langueur de l’été dans le bassin minier ; contrairement à ce que me disent les bonnes volontés qui essaient de me consoler, le but (l’exposition) ne prime pas à mes yeux sur le chemin (la conception, le rythme de la route, le hasard des rencontres, les pauses déjeuner chez mes parents, la sélection, l’écriture et la langueur de l’été per se), alors pour rester encore un peu dans l’atmosphère du projet, à défaut de poursuivre sa dynamique, j’ai décidé de vous proposer ici quelques photos écartées de ma sélection. Vous aurez ainsi un aperçu de l’esprit des images que j’ai rapportées de mes expéditions (mais pas de l’esprit des textes, je tiens à le préciser). Je les répartirai en plusieurs volets thématiques et nous commençons par une micro-série gonflable.

Aperçu gonflable

(De haut en bas, chemin de Noyelles, Méricourt ; espace vert sans nom ni véritable forme entre la rue de Réaumur et la voie ferrée, Méricourt encore ; derrière le centre commercial de Liévin.)

Aperçu mural

Il y aurait des dizaines de billets à consacrer à l’art dans le bassin minier, et je ne parle pas du Louvres-Lens. Outre les nombreuses fresques commandées par les municipalités, outre les innombrables sculptures d’époque ou contemporaines dédiées à la mémoire des soldats tombés pour la France pendant les deux guerres mais aussi aux victimes d’accidents miniers, les initiatives personnelles ne manquent pas et je ne suis pas loin de croire que l’on surpasse ici le musée en plein air de la métropole lilloise – je pense bien sûr aux statues qui ornent les jardins. Une particularité locale (du moins ne l’ai-je remarquée nulle part ailleurs) est le papillon en fer-blanc de façade et de portail, plus laid que kitsch. Aujourd’hui, trois formes de street art policé / de commande : bucolique, exotique et du terroir.

(De haut en bas, avenue Élie Reumaux, Lens ; passerelle de la gare Bully-Grenay ; passage sous-terrain à la gare de Billy-Montigny.)

Aperçu philosophique

Parfois je triche. Pas quand je découvre une inscription existentielle derrière l’église Saint Martin (rue du Four Banal) à Méricourt et la prends en photo, mais quelques heures plus tard quand, lisant sur un mur de Lens un slogan contre la loi travail 2016, je décide de le recadrer de manière à isoler de leur contexte deux mots qu’il me semble amusant de faire dialoguer avec la phrase trouvée le matin. Il me reste ensuite à guetter un troisième élément visuel susceptible de fournir une chute à l’espèce de strip que composent les images. Ici, c’est au pied d’un château d’eau (chemin d’Aix) à Liévin que j’ai ramassé ma chute, vous invitant à ignorer comme je le fais la question partiellement effacée à laquelle répondent ces deux mots.

Aperçu sentimental

Dans le bassin minier tout autant que dans la métropole lilloise (et je précise que je n’ai rien trouvé de tel dans les quelques villes que j’ai explorées cette année dans d’autres régions de France), l’on n’hésite pas à dire ses sentiments sur les surfaces verticales de la ville et de presque la campagne. Les cœurs y sont nombreux, et les déclarations nominatives n’y manquent pas. À cet égard, la première inscription ci-dessous est quasiment programmatique. Il s’agit d’amour universel, je veux dire d’un amour qui ne mène pas nécessairement ni exclusivement à la procréation (// colle universelle), comme nous le voyons ici et le verrons bien encore plus dans Aperçu 5 : sentimental (2), qui devrait attendrir les cœurs les plus secs et réconcilier les plus anarchistes avec le concept de famille.

(De haut en bas, rue Henri Martin, Liévin ; parc Guimier, Sallaumines ; rue Notre Dame de Lorette, Lens, limite Éleu-dit-Leauwette.)

Aperçu sentimental

Ici (c’est-à-dire sur le petit pont de bois au point où se croisent la Souchez – une rivière, au cas où vous seriez de ces nuls en géo – et la véloroute du bassin minier), quelqu’un disposant d’un feutre, voire d’un marqueur, vraisemblablement un enfant, a ressenti une bouffée d’amour petit-filial irrépressible et voici le résultat, qui ne manquera de vous toucher comme il a touché, j’imagine, les heureux grands-parents dont il est ici question.

La Voix du Nord

Merci à Catherine Painset (qui me suit depuis mes débuts et me dit toujours ce qu’elle pense des textes, avec franchise et délicatesse quand il le faut) pour ce bel article qui donne toute sa place à ma démarche, en mentionnant notamment la manière dont j’ai assimilé Three Voices de Morton Feldman dans le processus d’écriture.

L’humeur vagabonde

C’est ce soir, à 19h21, presque en direct (l’émission a été enregistrée le 1er mai, certes, mais la page de présentation sur le site de France Inter comporte une photo de moi prise en 2012 par le regretté Max Rosereau, alors le 1er mai, ce n’était même pas hier, c’était tout à l’heure). Encore merci à Kathleen Evin pour son invitation et pour la justesse de sa lecture.

onlalu

Merci à Aline Sirba pour son article sur La vie effaçant toutes choses, que l’on peut lire ici. Elle y dit notamment, « l’auteure écrit comme des variations à partir d’un thème musical », ce qui me réjouit énormément. Un aperçu :

Eulalie

Merci à Marie-Laure Fréchet (qui me suit depuis mon tout premier texte) pour cet article paru dans la revue Eulalie et qui me touche beaucoup.