Encore elle

Ses cadeaux d’anniversaire sont toujours parfaits, chacun de ses albums étonne et captive (particulièrement depuis Apocalypse Girl), son premier roman, Paradise Rot, infuse durablement dans la conscience (j’attends avec impatience de nouvelles traductions anglaises, mon norvégien n’est pas fameux), et hier, sa performance de The Practice of Love au centre Pompidou était en tout point géniale. Je peux désormais l’affirmer sans aucune hésitation : Jenny Hval est merveilleuse. On voudrait presque être le jaune d’œuf sur sa paume, la banane sectionnée entre ses dents.


(Photo de Knut-Egil-Wang)

Meura

Tout est dit dans cette capture d’écran, que j’ai volée sur un réseau social.

Ne vous fiez pas à l’image : comme l’indique aimablement le réseau, il fera beau ce soir-là, un temps idéal pour prendre la route à pied ou à vélo jusqu’à la librairie Meura, où Thierry Girard et moi discuterons du bassin minier, du temps qui passe et de son empreinte sur ce que le photographe appelle l’épaisseur du paysage et que j’appelle quant à moi la densité du réel – c’est l’une des coïncidences qui ont donné aux éditions Light Motiv l’envie d’organiser cette rencontre. Ce sera surtout l’occasion de découvrir le magnifique livre de Thierry Girard sur le territoire qui nous réunit, Le monde d’après.

Allison Sniffin sur Soundcloud

Je ne présente plus ma très chère Allison Sniffin, dont il a été souvent question sur ce blog et qui occupe l’un des rôles principaux dans mon livre A happy woman. Je rappelle qu’Allison n’est pas seulement une collaboratrice essentielle de Meredith Monk (multi-instrumentiste, chanteuse, préparatrice de partition et arrangeuse), mais aussi compositrice. Je lui réclamais depuis longtemps un Soundcloud qui présenterait ses œuvres, le voici :

N’hésitez pas à le visiter de temps en temps, je sais de source sûre que l’on y trouvera bientôt d’autres pièces.

Against archives

Déjà la rentrée. En tant que vieille auditrice de France Musique, j’ai fait avec une légitime appréhension mon examen annuel de la nouvelle grille et ma consternation dépasse tout ce que j’ai pu éprouver jusqu’ici. Si j’ai boycotté la station pendant un an après l’exclusion d’Ariel Butaux en 2015, comment suis-je censée réagir au remplacement de toutes mes autres émissions préférées par des archives ? Le cri du patchwork, Le portrait contemporain, À l’improviste et Tapage Nocturne, liquidées au profit des Trésors de France Musique, où l’on pourra entendre des interviews de gens mort plutôt que de découvrir la foisonnante création contemporaine. Sera consacrée à cette dernière une soirée par semaine, le dimanche de 20h à 0h30 : un pudding contemporain. Au fil des années, France Musique a perdu tout contenu pédagogique, s’est dotée d’insupportables jingles et s’est séparée de certains de ses producteurs les plus passionnants et passionnés, pour ressembler de plus en plus à une vulgaire compilation Je n’aime pas le classique mais ça j’aime et accueillir prioritairement des super stars du classique pour être assurée de son audimat. Dégueulasse.

Exemple de ce qu’on ne risque plus d’entendre sur cette fréquence : Against Archives de Félicia Atkinson.

Estivalitude

Ce matin, à 9h, sera diffusée sur France Inter une émission enregistrée en juillet, dont Jeanne Cherhal et moi étions les invitées, au micro de Christophe Bourseiller. Je pense n’avoir jamais été aussi navrante à la radio, sans doute parce que le format inhabituel m’a quelque peu désarçonnée, en tout cas j’ai ruminé ma propre nullité pendant deux semaines. Je m’en suis remise, ça va. Mais aujourd’hui, il n’y a plus rien à faire : ça va s’entendre, inutile de faire comme si ça n’avait pas existé. Désolée. Présentation de l’émission, ici.

Mot d’excuse

J’ai une fois de plus accumulé des semaines (voire des mois) de retard dans mes échanges par mails, veuillez m’en excuser. Je finis de préparer mon roman (≠ lettre) dédié à la jeune athlète, qui paraîtra en janvier aux éditions de L’Olivier (j’en dirai plus bientôt). Je finis aussi de retoucher ma chanson de geste dédiée à la même et poursuis un texte sur le corps. Tout ça me prend beaucoup de temps, de même que mes incessantes virées dans le bassin minier, mi-vélo mi-train, en quête de la maison idéale. Et puis, avouons-le, à force de côtoyer plus d’animaux que d’humains, je suis devenue aussi sauvage qu’un lapereau ou un grèbe huppé. Alors je ne sais pas, moi… Disons que je suis encore en résidence, disons que c’est une très, très longue résidence. Désolée. Bisous.

Re-forge

Et un petit souvenir de ma dernière lecture à La Forge (place du Général de Gaulle, à Marcq-en-Barœul) avec le violoncelliste Guillaume Lafeuille. Merci à Nico pour la photo !

La poésie encore

J’a-dore le marché de la poésie, quand j’y retrouve Mandana, mes Montpelliéraines de choc, Sarah, IBL (que je ne présente plus) et NatYot, et les autres ami-e-s.

(Ici, avec IBL et Sarah <3)

Les Parleuses : le podcast

Samedi dernier, j’ai eu l’honneur de répondre à l’invitation de Littérature etc. (encore un immense merci à Aurélie Olivier pour sa confiance) et de devenir une parleuse. Vous trouverez le podcast, le texte et quelques images sur la page Les Parleuses #3 : Carson McCullers, accessible depuis le menu supérieur de ce blog ou en cliquant sur ce lien.

(Merci à mon antique pour la photo souvenir.)

Vous pouvez également lire mon texte ici-même.