Je vois des gens qui sont dans la terre

… en vue immersive sur le service de cartographie en ligne. Et ils se trouvent à l’endroit précis où aura lieu le premier rendez-vous de ma résidence au Blosne (le coiffeur ne compte pas) pour collecter quelques informations et atmosphères, à mon retour, début février. Si vous connaissiez mon sujet, vous comprendriez que ce glitch est une coïncidence proprement hallucinante – toute apophénie mise à part.

Le Furet du Nord

J’ai dansé à la Garenne-Colombes, dimanche, je serai assise en compagnie d’Amandine Dhée, demain après-midi à Lille, de retour (mais très, très brièvement) sur mon ancien territoire, et pour l’occasion, le Furet a déterré une photo de moi prise quand j’étais vieille, asphyxiée par les particules fines et un individu nocif, et que je n’avais pas encore trouvé ma super coiffeuse rennaise (j’ai pris mes habitudes à la Cabana Gio). Venez, on va bien s’amuser.

Focus VIF

Je me réjouis que le Sel fasse partie de la sélection de Focus VIF en cette rentrée littéraire – pour ceux qui vivraient loin de la frontière, il s’agit d’un magazine culturel belge vendu chaque semaine avec Le Vif/L’Express. Je remercie Anne-Lise Remacle, à qui je dois cet honneur.

Voilà qui m’apaise un peu en attendant mon massacre annoncé dans Le masque et la plume , dimanche soir ; au programme :

RCJ

Je suis extrêmement touchée par la chronique radio consacrée au Sel de tes yeux par Josyane Savigenau – que je remercie une nouvelle fois pour son soutien inestimable. On peut écouter l’extrait de l’émission ici, sur le site de RCJ.

La dispute

Ce soir, à 19h sur France Culture, il devait être question du Sel. Comme je l’expliquais à l’équipe du Triangle cet après-midi en mangeant la galette des rois, j’avais peur de me faire laminer dans l’émission (dont le titre seul me fait frémir) mais aussi de ne pas me faire laminer pour cause de grève. Finalement, je ne me suis pas fait laminer. Mais j’ai eu la fève. Pour ma première rencontre avec mes nouveaux camarades rennais, j’avais une couronne en papier sur la tête : toujours rester digne.

La Voix du Nord encore

Aujourd’hui, j’ai le grand honneur de faire partie des huit femmes choisies par Sophie Filippi-Paoli, journaliste à La Voix du Nord, pour une double page annoncée ainsi :

L’une des autres femmes qui nuisent aux stations-service et moi avons fait partie du même groupe d’amis dans l’avant-dernier segment de ma vie lilloise, ça m’amuse qu’on se retrouve là.

(Photo de Séverine Courbe.)

Promo grotesque

Dans un magazine dont je ne mentionnerai pas le titre, un journaliste estime que la découverte de l’homosexualité féminine est le thème majeur de ma bibliographie. J’en suis perplexe puisque le seul de mes textes qui traite de ce sujet précis est un roman pour ados, Le blues des petites villes, paru à L’école des loisirs en 2014. Manifestement, cet homme n’a jamais lu un de mes livres (ce que je ne saurais lui reprocher s’il ne laissait supposer le contraire) et, plus ennuyeux, il ne semble pas non plus avoir lu Le sel de tes yeux, qu’il prétend chroniquer : l’homosexualité n’en est pas le thème, encore moins sa découverte (quand l’histoire commence, Sarah a déjà fantasmé des romances avec plusieurs femmes et jeunes filles), d’ailleurs ce n’est pas son orientation sexuelle qui fait la singularité de mon personnage. Ce monsieur souligne qu’il s’agit d’un court roman et je me demande pourquoi, dans ce cas, il l’a lu en diagonale.

Auto-promo et animal grotesque

Hier paraissait Le sel de tes yeux, mon nouveau roman aux éditions de l’Olivier. On en parle aujourd’hui dans les Inrocks (ici) et dans l’Humanité. Merci à Sylvie Tanette et à Sophie Joubert pour ces beaux articles. Quand mon attachée de presse me les a signalés, je suis allée sur le site des Inrocks et ça m’a fait un petit choc de voir ma photo à côté de celle de Kevin Barnes.

En 2007, j’ai écouté des milliers de fois The Past Is a Grotesque Animal, chanson de son groupe Of Montreal, dont certaines phrases me donnaient des frissons – comme

But it’s like we weren’t made for this world
(Though I wouldn’t really want to meet someone who was)

ou encore

We want our film to be beautiful not realistic

Je ne l’avais pas écoutée depuis plusieurs années ; je viens de le faire, avec la même chair de poule qu’à l’époque.

Bullshit job

Et voilà encore une photo que je ne pourrais plus prendre aujourd’hui.

Ce beau panneau vintage de format respectable et ses deux camarades, < Lille Belgique à gauche, Douai Valenciennes > à droite, ont été remplacés cette semaine par d’affreux panneaux verts sans âme. Quelqu’un peut m’expliquer pourquoi ? Les mariniers n’arrivaient plus à les lire ?

Ou au contraire, voyaient-ils trop précisément l’inscription anarchiste sur le panneau de droite et, influencés, devenaient-ils de dangereux pirates de la Deûle ?

Quel genre de petit bureaucrate décide de changer des panneaux que l’on déchiffre encore parfaitement et qui ont ce que l’on appelle communément le charme de l’ancien ? Quel petit bureaucrate n’a rien d’autre à faire que d’aseptiser un chemin de halage interdit aux véhicules motorisés ? Quelqu’un dont le cousin fabrique des panneaux verts ? Vert Starbucks, merde.

Presque le paradis

Un dimanche matin flamboyant, les oiseaux d’eau s’amusent et se chamaillent bruyamment dans les Marais de Fouquières, la nature déploie ses couleurs d’automne, alors on a envie de faire du vélo dans la boue, de se promener avec un chien, de s’embrasser sur un banc, d’emmener ses amis au sommet des terrils, de courir dans la dentelle d’ombre et de lumière qui s’étend sur les berges, de tuer des lapins. Il y a des coups de feu au paradis, des psychopathes dans les fourrés, des permis pas chers pour les encourager.