Magnétique

(Deux des tours Europe vues depuis le passage reliant la rue Jean-Jacques Rousseau à la rue Marcel Pinchon, Mons-en-Baroeul. Du Nouveau Mons, son architecte Henri Chomette disait : « Avec le bon sens du conseil municipal, nous avions décidé une proportion de 75 % de logements individuels. Les lieux heureux disposent aussi d’un centre d’attraction magnétique où les hommes se rencontrent. Le projet de la cité de Mons-en-Baroeul se sculptait en forme d’un cône, dont les bords extrêmes se distinguent par une faible densité. Au contraire, le centre s’élevait en hauteur. Là, serait rassemblé le maximum de population susceptible d’animer le cœur de la ville. Les pôles magnétiques – mairie, espace culturel, église, lieux de travail, de service et de détente, commerces – appelaient les habitants des secteurs individuels à rencontrer ceux des collectifs, et réciproquement. »)

Territory blues

Parfois je déchausse mes baskets pour me promener avec mon appareil photo sur ce que j’appelle mon territoire – en substance, la banlieue lilloise, du nord au sud et de l’est à l’ouest, limitrophe ou pas. Je prends systématiquement des photos carrées en noir et blanc pour compenser mon incompétence par un principe favorisant, à défaut d’autre chose, une certaine cohérence visuelle. Je posterai régulièrement les photos de ces lieux, qui me fascinent et nourrissent mon écriture, dans la rubrique inaugurée ici et intitulée Territory blues en hommage à la chanson si facétieuse de Georgia White.

Pour inaugurer cette rubrique, très humblement, une photo de poubelles.

(La Cessoie, Lambersart, 2016.)