L’art (19)

Merci à mon amie Valérie de m’avoir livré ce saint patron des hipsters, imposant habitant de la rue Sadi Carnot à Haubourdin. Notez que les bienheureux dont il décore le jardin auraient pu s’abstenir d’accrocher des voilages à leur fenêtre : Saint Paul garantit bien assez leur intimité.

23 cœurs

Depuis plusieurs mois, je vous livre au compte-goutte les innombrables cœurs urbains que je cueille au fil de mes courses à pied. Aujourd’hui, parce que nous avons bien besoin d’amour universel, je vous offre un bouquet de 23 photos de cœur(s)(23 étant mon nombre premier de prédilection) sélectionnées dans ma désormais vaste collection pour le style graphique des cœurs mais aussi pour les textures de leurs supports. N’hésitez pas à voter pour vos préférés, je viens de nettoyer mon chéneau – qui sera heureux d’accueillir vos volatiles émissaires. Nous commençons par un cœur involontaire, trouvé par mon amour sur le sol de notre friche ferroviaire secrète.

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Zéphyrs embrasés (19)

Dame Sam soupire sur mes genoux tandis que j’écorche à pleins poumons la barcarolle des Contes d’Hoffmann, en chœur avec la magnifique version d’Anne Sofie von Otter et Stéphanie d’Oustrac, ainsi ruinée. Je suis joyeuse parce que je viens de discuter longuement au téléphone avec mon éditrice ; entre autres choses, nous avons parlé du manuscrit que je lui ai envoyé la semaine dernière et elle m’a annoncé que l’Olivier le publierait l’année prochaine. Je suis donc extrêmement joyeuse quand, après cette discussion téléphonique, je reviens à mon ordinateur. J’y reprends ce billet, lis son titre, « Zéphyrs embrasés (19) », me passe la version susdite et je chante,

« Belle nuit, ô nuit d’amour,
souris à nos ivresses;
nuit plus douce que le jour,
ô belle nuit d’amour !
Le temps fuit et sans retour
emporte nos tendresses
loin de cet heureux séjour,
le temps fuit sans retour.
Zéphyrs embrasés,
versez-nous vos caresses;
zéphyrs embrasés,
Donnez-nous vos baisers.
Ah! »

Puis je reviens sur France Musique et là, devinez ? Denisa Kerschova passe justement un autre air des Contes d’Hoffmann, « Vois sous l’archet frémissant ». N’allez pas prétendre que ce soit une coïncidence.

L’art (18)

L’art pour les collectivités, encore. Cette fois, au sein de la résidence du Beffroi, rue de Paris, à Lille.

Malgré cet art plutôt déprimant (et oxydé), je considère la résidence du Beffroi comme l’un des plus beaux bâtiments de Lille – j’aime aussi beaucoup la cité administrative et l’hôpital Claude Huriez ; quand j’étais jeune, mon goût me portait plutôt vers le palais Rameau ou la chapelle Notre Dame de Réconciliation, JMJ !

La géométrie (5)

Numéro spécial : la géométrie à Lille Sud. La géométrie à Lille Sud, c’est d’abord le tracé des rues, bien sûr – notamment le dessin de ce quartier dans le quartier que l’on appelle les « 400 maisons », construit en 1934 à la demande de Roger Salengro :

(À droite de l’image – à gauche, c’est un morceau du cimetière.)

et celui-ci, dont j’ignore le nom, à supposer qu’il en ait un (et dans ce cas, si vous le connaissez, je suis preneuse ; je l’appelle par-devers moi le quartier des fleurs, ce qui n’est qu’à moitié pertinent) :

Il y avait bien longtemps que je ne vous avais posté des plans, or je préfère anticiper votre frustration que de nettoyer encore des chiures de pigeons sur mes appuis de fenêtre.

La géométrie à Lille Sud, c’est aussi des bâtiments :

C’était un petit aperçu de la géométrie à Lille Sud.

L’art (17)

Il est temps de nous pencher sur l’art pour les collectivités. Pour commencer, nous voici à Marcq-en-Baroeul, au bord du canal de Roubaix (très exactement, rue Raymond Derain). L’on est amené, confronté à une pièce de ce genre et de ces dimensions, à se poser certaines questions concernant l’art pour les collectivités : Qui décide ? Qui dessine ? Que se dit-il dans les réunions de copropriété ? Comment l’ordre du jour nomme-t-il l’œuvre ? « Personnage androgyne qui souffre moralement dans un drapé » ?