FAIR

Ce matin j’ai quitté le moulin de Bel Air, à Joué-sur-Erde, où ces deux dernières semaines j’étais en résidence d’écriture en duo avec Lénaïg Cariou.

La résidence s’appelle FAIR (Female Artists In Residence) ; elle a été imaginée par Estelle Guihard, la propriétaire du moulin – ici entre Lénaïg et moi.

Estelle disait toujours qu’elle nous entendait rire aux éclats – surtout Lénaïg – pourtant nous avons bouclé un manuscrit de 93 pages en deux semaines (sur un thème qui laisse perplexes toutes les personnes à qui nous en parlons). Je ne dis pas que nous n’y reviendrons pas une fois que ce manuscrit aura un peu reposé mais cette première mouture est déjà solide (malgré son thème, dont nous avons décidé dans le TER Nantes-Nort-sur-Erdre et auquel, contre vents et marées, nous croyons).

Cette productivité ne nous a pas empêchées de faire quelques sorties (pour ma part, plus que je n’en fais dans ma vie lensoise), dont une rencontre à la librairie La Petite Gare (Rezé) et un atelier d’écriture à Ancenis, sur notre thème – nous en avons profité pour suivre nos propres consignes et les textes que nous avons produits ce jour-là figurent dans le recueil. Ci-dessous, nous écrivons un dialogue sur un document partagé.

Ici, Marie-Thérèse, Estelle et Nuage lisent leur texte à six mains.

Estelle nous a emmenées au marché à Oudon, où j’ai découvert une réplique de la grotte de Lourdes alors que j’avais oublié mon appareil photo au moulin donc voici une photo pourrie faite avec mon téléphone. J’ai aussi profité d’une église disposant d’un cahier de prières pour assouvir une obsession qui a été bien frustrée, ces deux dernières semaines.

Et ce n’est pas tout. Aude Rabillon et moi avons relancé les Vertébrales. Nous avons invité Erell Latimier, Adélaïde Gaudéchoux et bien sûr Lénaïg ; la session s’est faite au moulin.

Nos journées, quoique productives, n’étaient pas totalement dédiées à notre projet ; Lénaïg a poursuivi ses autres activités à distance et, pour ma part, j’ai poursuivi mon autre projet à quatre mains, avec Gwenola Breton, et j’ai couru tous les matins – la nuit, la plupart du temps et ces trois derniers jours à l’aube.

Lac de Vioreau (à l’ouest du moulin)

Etang de la Provostière (à l’est du moulin)

Rigole d’approvisionnement de la Provostière

Je me suis fait un copain, ce veau qui a couru avec moi hier matin.

Et voici un minuscule aperçu de la carrière abandonnée à proximité du moulin – un arrière-monde strictement interdit mais où j’aime bien aller en fin d’après-midi.

Franchement, je serais une grosse mytho si je prétendais que je n’aime pas ma vie.

Pour mon grand bonheur, je serai de retour au moulin en décembre pour deux semaines. Hélas je n’y verrai pas Aurélie et Gilles, que j’étais très heureuse de rencontrer – Estelle a fédéré autour d’elle de nombreuses personnes qu’il est fort agréable de côtoyer : le moulin, bien qu’isolé, est un lieu plein de vie.