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13 images de mon 5 août 2021.

Lever de soleil sur Sainte-Henriette (Hénin-Beaumont)

et sa luxuriante végétation truffée de lapins (ils sont cachés).

Prenons maintenant cette vue immersive d’un rond-point de Courcelles : un artiste nous prépare quelque chose, dirait-on. Les images ne sont pas mises à jour très régulièrement, on le constate (après vérification, cette vue n’a pas été rafraîchie depuis 2008), car aujourd’hui

l’art de rond-point a pris la ville même pour sujet, à travers l’une de ses infrastructures de base, le château d’eau.

Ailleurs, comme ici à la limite d’Évin-Malmaison et de Leforest, l’art se fait plus poétique avec ce cerf très stylisé.

Ici, on pénètre dans presque la campagne.

Au sommet du terril de Leforest, qui mérite assurément le qualificatif de mignon (il est aussi très préservé, sans détritus et verdoyant), on peut mal s’assoir

ou contempler Leforest

ou faire des repérages pour la suite de la virée : destination le terril d’Ostricourt, que l’on devine dans la nébulosité du matin (il n’est encore que 8h).

Le bassin minier est remarquable par son généreux art des jardins ; vous en avez vu ici quelques exemples relevant de la rubrique Kitsch & Lutte des Classes mais il manquerait une facette si je ne montrais pas l’un de ces personnages abstraits qui sont ici tout aussi prisés que les mickeys, moulins et papillons de façade. Cette oeuvre siège à Ostricourt, à quelques centaines de mètres du célèbre

arbre échelle, dans le bois de l’Offlarde ; les échelons que l’on voit ci-dessous sont des boursouflures de l’écorce, pratiquées par des pièces de fer forgé (certaines y sont toujours) pendant la première guerre mondiale, où ce vieux chêne servait de poste d’observation aux soldats allemands. C’était la minute touristique ; ne comptez pas sur moi pour que ça se reproduise.

Regardez plutôt comme il est beau, le terril d’Ostricourt ; il l’était aussi il y a quelques jours sous la pluie battante mais ce n’est pas comme si j’avais pu en prendre des photos – aujourd’hi, je n’aurais plus d’appareil.

Et ces arbres morts qui bordent les bois marquent l’entrée du site, vers la mosquée d’Ostricourt. Je voulais vous montrer aussi le centre médico-social du boulevard des 25 Nonnes mais ce sera pour une prochaine fois puisque nous avons déjà 13 images et que je tiens toujours autant à mes nombres premiers.

Encore une preuve de l’intelligence animale

On invoque souvent, pour prouver l’intelligence animale, la capacité de certaines espèces à jouer – on cite par exemple les corbeaux faisant de la luge sur des toits enneigés. J’affirme depuis longtemps (2006 très exactement, cf. Je respire discrètement par le nez, p. 70) que les poules d’eau surfent volontiers, je les ai vues à l’œuvre plusieurs fois, quoique je n’aie pas d’image à fournir pour convaincre les incrédules. Aujourd’hui, j’ai la preuve que les limaces pratiquent une forme de course en sac, à savoir cette photo de ma terrasse, où l’on voit nettement les traces luisantes discontinues de leur compétition (les sacs sont en toile de jute, ok ? pas en toile cirée). Vigoureuses, hein ? Il faut dire qu’ici, elles sont bien nourries : l’été dernier, elles ne m’ont pas laissé une seule salade (zéro reproche).

Mal assis, là – du confort municipal

De la convivialité

ou comment se faire des amis quand on est seul

causeuse contemporaine

De la maintenance

Des joyeux pique-niques

Des bancs avec vue

usines

poste électrique

périphérique

vue sur poubelles

Du confort

entre deux poubelles

mur anti-bruit

assis-debout

invendus de marbrerie

De la sobriété