/ 3 : <3 (13)

Vous êtes nombreux.ses à me demander des nouvelles de nos chevales. Elles sont touchées de votre sollicitude et vous font savoir qu’elles vont toujours très bien. Quoique l’une des deux ait une certaine tendance au minimalisme

et que l’autre soit une multi-collectionneuse notoire,

elles s’entendent apparemment à merveille et sont très heureuses.

(Photos prises à Montigny-en-Gohelle, à Saint-André-lez-Lille et à Liévin)

/ 3 : <3 (12)

Alors ce serait une chevale qui mènerait une quête ontologique dans son environnement proche et qui dirait « Look at me walking down a road in summer thinking about the transience of summer » ;

cependant qu’une autre chevale parcourrait le vaste monde dans une quête relativement similaire (dans les grandes lignes, disons) et penserait « Even while I’m right at the heart of it I just can’t get to the heart of it ».

Et par chance, elles se croiseraient au cours de leurs errances respectives à plus ou moins grande échelle. Il y a bien de quoi danser comme elles le font parce que 1. leur rencontre était assez peu probable ; 2. même si l’on n’a pas de réponse à offrir, il est réconfortant de partager les questions et, au-delà, 3. quand on sait qu’il n’y a pas de réponse, danser prend une autre dimension.

(Photos prises à Faches-Thumesnil, Hénin-Beaumont et Hersin-Coupigny ; les citations sont tirées de Summer d’Ali Smith, Penguin poche, page 290)

/ 3 : <3 (10)

C’est une chevale visiblement éprouvée par la vie

qui par le plus incroyable miracle rencontre une chevale dont il se trouve qu’elle la kiffait depuis une autre planète

et voilà qu’avec elle, elle file le parfait

d’où l’on peut déduire que l’impossible advient parfois et qu’il ne faut jamais lâcher la patate.

(Photos prises au Rey + à Hauteville)

/ 3 : <3 (9)

Vous êtes nombreuses (les garçons, vous n’êtes vraiment pas curieux) à me demander ce qu’il adviendra de notre chevale après les rebondissements de / 3 : <3 (1)/ 3 : <3 (2) / 3 : <3 (3)/ 3 : <3 (4)/ 3 : <3 (5), / 3 : <3 (6), / 3 : </3 (7) et / 3 : <3 (8). C’est assez simple : soit

trouve

avec

pour un temps ou forever

soit non

et dans ce cas, elle avisera, que voulez-vous que je vous dise ? Si j’en crois son horoscope amoureux 2022, elle pourra compter sur Vénus en janvier : a priori, V. devrait permettre à notre chevale de « rencontrer sa déesse intérieure », ce qui sans doute l’aiderait à shiner bright comme il faut dans les yeux des chevales. Selon d’autres sources divinatoires, le séjour prolongé de Vénus en Capricorne pourrait permettre à notre amie de « fonder une relation sur des objectifs communs vers lesquels tendre main dans la main » – en l’occurrence, sabot dans le sabot, ce qui est plus acrobatique et fatalement casse-gueule, ok, mais ça vaut le coup : c’est l’amour, merde, y a-t-il rien de plus important ?

(Photos prises à Hersin-Coupigny, Bully-les-Mines et Rouvroy.)

/ 3 : <3 (4)

Après / 3 : <3 (1), / 3 : <3 (2) et / 3 : <3 (3), voici nos chevales en train de dépérir, chacune dans son enclos, quelle tristesse, mais mais il ne leur reste que trois jours à patienter avant de se cabrer de bonheur en un parfait ensemble alors elles ne se plaignent pas trop.

+

=

forever

(Photos prises à Beuvry, Oignies et Hénin-Beaumont – sur cette dernière, on peut voir en arrière-plan le terril 205 qui surplombe le Parc des îles, et, derrière les chevales, on devine une pente du 101.)

/ 3 : <3 (3)

La civilisation part à vau-l’eau et nos chevales sont heureuses et soulagées d’être sauvages et ensemble pour assister au crépuscule du monde, sabot dans le sabot.

+

=

forever

(Photos prises à Liévin, Carvin et Estevelles.)