Not tourist

Cet après-midi, avant la répétition, j’ai marché dans Manhattan. Mon but était la monstrueuse, paradisiaque librarie Strand, home to 18 miles of books, comme le dit la pub. J’y ai trouvé deux Stewart O’Nan inédits en français (mais que fait L’Olivier ?) J’y ai renoncé à Grapefruit de Yoko Ono, trop cher, mais qui sait si je ne craquerai pas d’ici le 5 novembre ? Après tout, c’était l’une des raisons de ma venue dans le temple Strand. Ensuite j’ai cherché sur mon plan quel chemin suivre jusqu’au Lincoln Center, j’ai remonté Broadway, traversé Union Square, où il ne faut pas regarder les écureuils, sinon ils vous sautent littéralement dessus,

et soudain qu’ai-je aperçu dans le lointain ?

Eh oui…

L’Empire State Building est venu à ma rencontre.

Kay Thompson : No, no, we’re not tourists.
Audrey Hepburn : Do we look like those people who run around gaping all day?

La tour Eiffel vue par Hollywood en 1957, dans cet extrait de Funny Face de Stanley Donen, avec Fred Astaire et les deux susdites, musique des Gershwin.

Cars

Pour vous, messieurs, que votre genre porte à aimer les automobiles, ce billet spécial. Mesdames, je vous revaudrai ça : qu’est-ce qui vous ferait plaisir ? Une petite série sur les bars à ongles ? Des salons de coiffures ?

Love’ em

J’aime bien les coins de rue, à Brooklyn. Demain, vous aurez un lavomatic. En attendant, dites-vous que ça ne doit pas être facile d’avoir une rage de dents à Palmetto Street.

In progress

Mon appartement est grand mais c’est à cette table que je passe la plupart de mon temps quand j’y suis et que j’y suis éveillée (c’est-à-dire beaucoup), avec parfois des pauses sur l’escalier de secours. Et je peux vous dire que ça bosse sec. 39 pages en une semaine, même si je risque de devoir tailler sévèrement à mon retour, c’est dans ma moyenne la plus haute. Bon, ce n’est pas comme si je sortais boire des coups, visiter des machins ou assister à des concerts. Je le ferai sans doute, à un moment, mais pour l’instant c’est écrire et courir avec mon appareil photo qui me font du bien (évidemment je ne compte pas le téléphone et Skype avec ma chérie, mes parents et mes amies, sans lesquels je ferais sans doute peine à voir – louée soit la technologie).

Des fresques

Brooklyn regorge de fresques, la plupart à la gloire de Brooklyn, comme celles-ci,

voire plus locales, comme celle-ci, qui loue très précisément mon quartier, Bed Sty pour les intimes,

d’autres encore affirment les valeurs de Brooklyn, dans ce genre,

ou des figures emblématiques de « l’esprit Brooklyn », parmi lesquelles des figures politiques d’un peu partout

mais aussi des figures culturelles ayant vécu ou vivant à Brooklyn, parmi lesquelles Spike Lee, Ol’Dirty Bastard, The Notorious Big ou encore Mos Def. Parfois, c’est hélas assez raté. Voyez ce pauvre Mos Def :

Vous ne voyez pas de qui il s’agit ? Comparez..

Pour et contre

Ce que l’on trouve à Brooklyn ? Des Mickey faits main comme je les aime.

Ce qui manque à Brooklyn ? Des chalets du Nord. Zéro. Je vous jure.

Il m’arrive de penser que ce serait bien de vivre ici (mes amis pourraient bien faire l’effort de venir me rejoindre, d’ailleurs ils ne le regretteraient pas) mais quand même : not a chalet in sight, quelle tristesse.

Deli grocery

Y a-t-il quelque chose qui prolifère plus que les églises à Brooklyn ? Je n’en suis pas sûre, mais si tel est le cas, ce ne peut être que les deli groceries. Ci-dessous, l’un des deux qui font le coin de ma rue – j’aime bien les observer quand je suis sur mon escalier de secours, je regarde passer les gens, je les écoute, je ne vais toujours pas voir l’Empire State Building. Je tiens à préciser, à ceux qui penseraient que j’ai la belle vie, combien il est acrobatique d’accéder à mon escalier de secours : je suis méritante.

Flying High

Chaque fois que je passe devant ce bâtiment de Stuyvesant Avenue à Brooklyn, je me rappelle une chanson que j’adorais en 2003.

Digable Planets avec Lester Bowie (mais oui !) et Wah Wah Watson : Flyin’ High In The Brooklyn Sky